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Questions / Réponses
ATTENTION: AVIS IMPORTANT CE SITE N'A PAS POUR OBJECTIF LE SOUTIEN INDIVIDUEL DES FAMILLES. Toutes les réponses que vous trouverez ci-dessous vous montrent comment mieux réfléchir dans les différentes situations, et les grands axes des moyens thérapeutiques possibles. Les problèmes rencontrés par les jeunes parents (pleurs, rations, horaires, douleurs....) sont souvent les mêmes... et beaucoup de questions posées ont déja leur réponse dans ces pages. MERCI DE NE PAS ENVOYER DE QUESTIONS TRÈS PERSONNELLES. Aucune question pour un bébé précis concernant les rations, la diversification alimentaire, le sevrage ou les rythmes de sommeil ou d'éveil des petits ne sera prise en compte. Vous trouverez dans les pages de ce tableau les réponses aux questions déja posées par les visiteurs du site. À regarder absolument avant de poser une question
J'aimerais allaiter 3 semaines. Est ce possible? merci Il n'y a aucune norme pour la durée de l'allaitement. Trois ans, trois mois, trois semaines.... Pourquoi pas trois minutes avec une seule tétée d'accueil en salle de naissance pour l'apport colostral d'éléments immunoprotecteurs. L'important est d'avoir un projet clair, et de se laisser guider au cours des semaines par ce qui est ressenti et vécu avec le bébé. Et de choisir d'arréter clamement, sereinement au moment le plus adéquat. Le seul moment critique où il ne faudrait pas arréter, c'est pendant les jours de découragement , de pleurs entre le troisième et le huitième jour de vie. Il y a une phase difficile à passer pour presque toutes les femmes, et la tentation de tout abondonner est forte, même pour les mères les plus motivées. Sur le plan médicamenteux, il n'est pas plus difficile de bloquer la prolactine à trois semaines qu'à un autre moment des premiers mois. J'allaite mes jumeaux âgés de 4 mois et demi. Très vite, j'ai eu des douleurs très importantes à droite, irradiant au niveau de l'aisselle ; mon fils ayant un muguet et ma fille un érythème fessier sévère, a été évoqué une candidose mammaire ; j'ai été traitée par Triflucan pendant 3 semaines et les bébés par Mycostatine et Mycoster. Les douleurs ont régressé mais des engorgements à répétition sont alors apparus, sous forme d'énormes masses au niveau du sein droit ; un professionnel de l'allaitement a procédé à de multiples drainages (à 16 reprises de façon rapprochée) extrèmement douloureux, associés à de la lécithine de soja, des ultrasons sur le sein... au bout de quelque temps, de nouvelles douleurs sont apparues, à type de coups de poignard dans le sein droit, sans irradiation, partant en général du quadrant supéro-interne du sein droit et étant d'une fulgurance difficile à supporter ; les crises apparaissaient environ 10 minutes après une tétée du sein droit et duraient entre 2h et 2h30. J'ai fini par ne plus aller voir ce professionnel de santé et à me tourner vers un autre, qui après avoir exposé mon cas à une réunion de réseau, m'a expliqué que ces douleurs atroces étaient dues aux traumatismes très sévères infligés aux tissus lors des drainages répétés. Depuis que je n'ai plus subi de drainages, les crises s'estompent en fréquence et en intensité. Je revis petit à petit. Avez-vous déjà entendu parler de ce genre de symptômes ? un traitement d'épreuve par Sporanox a été tenté par le deuxième médecin en vue d'une récidive de candidose, mais cela n'a eu aucun effet sur les crises, ce qui ne va donc pas dans le sens d'une nouvelle candidose, mes bébés étant désormais totalement asymptomatiques. Merci de ce témoignage, qui nous permet de reprendre les grandes lignes des candidoses mammaires. Plusieurs signes décrits sont très évocateurs d'une candidose profonde du sein: - la douleur fulgurante en coup de poignard à l'intérieur du sein, irradiant parfois dans le dos et les épaules - la douleur APRES la tétée (parfois pendant) - La co-existence de signes de candidose chez les bébés au même moment. Pour affirmer la candidose, Quelques signes auraient pu être interessants: - la présence d'un intervalle libre de une à trois semaines entre la naissance et l'apparition des signes - l'existence de signes cutanés sur l'aréole (inconstante) - une recherche biologique de candida positive - l'existence d'une bactériologie positive (strepto ou Staphilo) associée La résistance au traitement et les rechutes sont fréquentes, surtout quand les doses de fluconazole ont été insuffisantes ou le traitement trop bref. (trois semaines c'est OK). Il n'est pas inhabituel de n'avoir plus aucun signe chez les bébés alors que les seins maternels sont encore douloureux. Enfin, on peut envisager comme diagnostic différentiel des douleurs, des réactions vasculaires type vasospasme: - soit existant d'emblée - soit secondaire aux traumatismes des massages "trop appuyés" des seins. Les drainages du sein se devraient d'etre très légers. Créer oedeme et congestion interne des seins par traumatisme local n'est jamais une bonne solution Mes jumeaux ont 2 mois et demi. J'allaite exclusivement l'un d'entre eux. Le 2ème prend le sein 1 à 2 fois par jour. Est-ce possible de reprendre un allaitement exclusif ? Aurai-je assez de lait ?? Comment procéder ? Merci d'avance pour votre aide. La première question qui vient en lisant cette demande est: pourquoi une telle différence entre les deux bébés ? - l'allaitement exclusif est-il toujours pour le même bébé ou une fois sur deux ? - cela veut-il dire que l'un a été plus en contact avec la maman alors que l'autre, malade, a été éloigné ? - Cela veut-il dire que le 2è bébé ne sait pas téter au sein ? - s'agit-il d'un a priori sur le volume de production de lait ou d'une simple habitude prise dans les premiers jours ? Pour arriver à reprendre un allaitement exclusif pour le 2è bébé il convient de réfléchir aux deux partenaires: - du côté de la mère, c'est facile: il suffit de multiplier les tétées au sein. La production de lait s'adaptera à la demande en quelques journées "de pointe": tétées multiples et repos. - du côté du bébé qui a eu beaucoup de biberons,, il faut être surs de la qualité de sa succion, qu'il sait bien déclencher des flux d'éjection et que le volume de lait pris lors des tétées est suffisant. En pratique il pourrait être conseillé: - de faire téter les deux bébés en même temps, chacun sur un sein, pour que la bonne succion du premier bébé, aide l'autre dans sa tétée. - entre ces repas communs, de faire téter très souvent le 2è jumeau, en diminuant progressivement les biberons qui sont donnés. - de surveiller les urines, les selles, les courbes de poids pour s'assurer que les deux sont bien nourris J'ai lu que le lait maternel change et devient colostral si l'on tombe enceinte pendant l'allaitement et que le bébé peut se sevrer de lui-même. J'aimerais savoir plus précisément à quel moment de la grossesse intervient ce changement. Il semble que ce soit dès les premiers jours de la grossesse. Le lait devient plus salé, plus riche en protéines. Le bébé manifeste parfois son refus de ce lait salé en refusant de téter. Nous n'avons pas d'étude scientifique récente qui demontre la date et les conditions de ce changement. Je suis la maman d'un garçon de 8 ans.En 1996 j'ai subi une réduction mammaire, à la naissance de mon garçon en 2000 je voulais allaiter mais la sage femme de garde ce jour là me la déconseillé,je n'ai donc pas allaité.Quelques jours plus tard une autre sage femme s'est occupée de mon dossier et a téléphoné au service qui avait réalisé la réduction mammaire: le compte rendu indiquait qu'il y avait possibilité d'allaiter. Aujourd'hui je suis de nouveau enceinte et j'ai un écoulement de liquide au niveau des 2 seins. Je voulais donc savoir si cet écoulement était un signe positif pour un allaitement futur, malgré la chirurugie de réduction mammaire.PS: mes seins on gagné trois taille de soutien gorge. Les interventions de chirurgie esthétique pour réduction mammaire comportent quatre types de gestes: - une incision sous mammaire pour accéder à la glande. - l'ablation d'une partie de la glande, souvent dans la région postérieure, en arrière près du thorax - le déplacement de l'aréole - un décollement sous cutané pour réduire et retendre les tissus. Les lésions qui pourraient compromettre un allaitement peuvent se situer à chaque niveau: 1°) une lésion nerveuse dans l'incision sous mammaire. Le nerf se reconstitue habituellement en quelques années 2°) L'ablation d'une trop grande quantité d'unités glandulaires n'est pas considérée comme un risque. 3°) une lésion des canaux qui est -elle- irreversible, mais devenue très rare dans les interventions récentes bien réalisées. 4°) une lésion de l'innervation de l'aréole lors du décollement. Là encore, le nerf se reconstitue habituellement en quelques années Dans le cas présenté, plusieurs signes sont en faveur d'une lactation possible: - l'intervention est ancienne donc les neurones lésés ont eu le temps de "repousser".Il serait utile de savoir si l'aréole a retrouvé une sensibilité normale, ce qui confirmerait encore cette réparation nerveuse - s'il y a écoulement, c'est que les canaux lactifères fonctionnent. - l'augmentation de volume des seins traduit un développement de la glande mammaire. Il reste à savoir que après réduction mammaire les engorgements des premiers jours sont plus fréquents, donc à surveiller et prevenir de très près par une équipe formée et motivée. La quantité de lait bue par l'enfant devra également être soigneusement évaluée: nombre de selles, d'urines, courbe de poids... j'ai un petit garçon de 3 mois et une semaine que je nourris au lait maternel (au sein et un biberon par jour chez la nourrice) il a fait ses nuits pendant 2 ou 3 semaines et depuis 1 semaine et demi il redemande une tétée suplémentaire dans la journée et une la nuit. est-ce le fameux pic des 3 mois ? Les évolutions des bébés ne se font pas en un temps. Ils réussissent, oublient, recommencent, oublient encore, jusqu'au jour où l'acquisition est totale. Un enfant de trois mois n'est pas censé "faire ses nuits". Statistiquement cela se produit plutot vers 5 ou 6 mois et pour certains beaucoup plus tard. Souvent les bébés de cet age dorment sans interruption quelques nuits, puis redemandent... Les parents dont les enfants "font leur nuits" rapidement ont simplement plus de chance que les autres....! Le fait de reclamer plus souvent à téter, le jour comme la nuit peut avoir de nombreuses explications. Il est important d'apprendre à se poser les questions: - a-t-il soif parce qu'il fait chaud et que l'air est plus sec? - est-il plus réveillé parce qu'il grandit et réclame parce qu'il est réveillé ? - est-il en train de découvrir que le sein qu'il aime tant, il peut l'obtenir plus souvent ? - peut-il y avoir une diminution transitoire du volume de lait produit, qu'il compense par une augmentation de fréquence ? - y-a-t-il un lien avec la reprise du travail de la mère et les débuts des journées chez la nourrice ? si oui, lequel: demande affective plus forte du bébé ou baisse du lait car les seins sont moins stimulés? - réaction à tel ou tel changement dans la famille ou dans son rythme de vie? - et pourquoi pas un pic de croissance ? Finalement la réponse à toutes ces questions est sans importance. Si le bébé continue à grandir et grossir, s'il sourit et parait en très bonne forme, s'il est possible de le nourrir plus souvent, tout est OK. Attention seulement- si la mère désire poursuivre encore l'allaitement- de ne pas diminuer le nombre de tétées ni d'introduire plus de biberons. Si la cause était une baisse de lactation, cela ne ferait que l'aggraver. Que penser du sommeil partagé ? Que conseiller aux parents ? Dr Marie Thirion, pédiatre,Interview par Nolwenn Weiler Journaliste à Ouest France Dans notre pays, il est très difficile de connaître exactement le nombre de parents dormant avec leur bébé. Il y a un interdit culturel extrêmement fort, né d’un interdit religieux très ancien, qui dit qu’il y aurait trop de risques à dormir avec son bébé. Mais au delà de ces données culturelles, qui en font une question souvent très passionnelle, il y a les connaissances scientifiques. Les scientifiques qui travaillent sur ce sujet du sommeil partagé, le font essentiellement dans le cadre de recherches sur la mort subite du nourrisson. Toutes les études publiées à travers le monde disent exactement la même chose : la sécurité maximum, c’est le bébé qui dort dans un berceau, collé au lit des parents, mais pas dans leur lit. Cette grande proximité permet des interactions sensorielles entre le bébé et ses parents, et surtout entre le bébé et sa mère. Ils se sentent et s’entendent bouger. La mère peut tendre la main pour toucher son bébé, etc. Il y a des stimulations tout au long de la nuit, qui sont autant de garanties de sécurité pour l’enfant. La mère est rassurée, elle dort mieux et elle est moins fatiguée. Avec cette grande proximité, l’allaitement marche mieux, parce que le bébé tête plus souvent. Avoir le bébé dans son lit, ou avoir le bébé dans une autre chambre, avant 6/9 mois, ce n’est donc pas assurer un maximum de sécurité. Trop souvent, les gens dorment avec leur bébé parce qu’ils sont épuisés et qu’ils en ont assez de se lever la nuit. Ils le prennent avec eux dans l’espoir d’être moins dérangés.… C’est donc rarement une décision mûrement réfléchie. Les parents qui prennent la décision de dormir dans le même lit que leur bébé doivent absolument savoir qu’il existe des contre indications, listées par l’OMS, telles que le tabagisme parental, la fatigue extrême, la prise d’alcool, ou de somnifères. On sait par exemple, que si le bébé est dans le lit de ses parents, il y a plus d’accidents le week-end, parce que les parents boivent plus souvent, se couchent plus tard et sont plus fatigués. » A consulter : Partager un lit avec bébé : recommandations de l’OMS: http://www.babyfriendly.org.uk/pdfs/french/sharingbedleaflet_french.pdf |
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