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Du côté des mères
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Allaitements spéciaux

Extrait de l’Anthologie de l’allaitement maternel de
Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau (Ed. Jouvence, 2002).

Du côté des mères...


« Si les femmes savaient quel plaisir il y a de nourrir ses enfants, duquel jouissent leurs nourrices, elles se loueraient plutôt à nourrir les enfants d'autrui que de quitter les leurs.
Et d'où procède que les nourrices communément sont tant amoureuses et passionnées des enfants qui leur sont étrangers, sinon de l'extrême plaisir qu'elles y reçoivent ? (…)
Y a-t-il passe-temps pareil à celui que donne un enfant qui mignarde et flatte sa nourrice en tétant : quand d'une main, il découvre et manie l'autre tétin, de l'autre lui prend ses cheveux ou son collet en s'y jouant : quand il rue coups de pieds à ceux qui le veulent détourner, et en un même instant jette de ses yeux mille petits ris et oeillades à la nourrice. »

Laurent Joubert, médecin
Exhortation à toutes les mères de nourrir leurs enfants
1578




« Or y a-t-il une sympathie des mamelles à la matrice : car chatouillant le tétin, la matrice se délecte (…) et sent une titillation agréable, parce que ce petit bout de la mamelle a le sentiment fort délicat, à cause des nerfs qui y finissent (…) la femme offre volontiers ses mamelles à l'enfant qui les chatouille doucement de sa langue et de sa bouche. A quoi la femme sent une grande délectation, et principalement si le lait y est en abondance. »

Ambroise Paré,1510-1590




« Après que le petit enfant est né, une vraie mère le doit nourrir de ses mamelles, qui est la belle fontaine que dame Nature sage et provide a préparée à cet effet (…) et quel passe-temps plus grand pourrait avoir une femme en ce monde que celui qu'elle en a, en allaitant ses petits enfants, desquels le petit patois et jargon gracieux (…) passent tous les badins du monde. »

Michel de Montaigne
Essais
1580




« Il m'est difficile, dit-elle de rendre ce qui s'est passé en moi, j'ai senti une commotion que je ne peux comparer qu'à celle que produit l'étincelle électrique ; aussi vive qu'elle, elle m'a soulevée, m'a entraînée vers mon enfant, elle s'est bientôt épanouie dans tout mon corps en y répandant une chaleur délicieuse, à laquelle a succédé le calme d'une volupté inexprimable, lorsque mon enfant a saisi le mamelon et a fait couler la liqueur que la nature et ma tendresse lui destinaient. »

Dr Desessartz
XVIIIème siècle




« Tu trouveras ceci bien gribouillé, je n'ai qu'une main de libre et je n'y regarde que de côté, ma petite est sur mes genoux, où il faut la garder la moitié du jour. Elle tient le sein deux heures de suite en faisant de petits sommeils qu'elle interrompt pour sucer. Si on l'ôte, elle pleure et mange ses poings à peu près. »

Madame Roland
Lettre à son époux
20 novembre 1781




« Ce petit être ne connaît absolument que notre sein. Il n'y a pour lui que ce point brillant dans le monde, il l'aime de toutes ses forces, il ne pense qu'à cette fontaine de vie, il y vient et s'en va pour dormir, il se réveille pour y retourner. Ses lèvres ont un amour inexprimable, et quand elles s'y collent, elle y font à la fois une douleur et un plaisir, un plaisir qui va jusqu'à la douleur, ou une douleur qui finit par un plaisir: je ne saurais t'expliquer la sensation qui du sein rayonne en moi jusqu'aux sources de la vie (…) Oh! Louise, il n'y a pas de caresses d'amant qui puissent valoir celles de ces petites mains roses qui se promènent si doucement, et cherchent à s'accrocher à la vie. Quels regards un enfant jette alternativement de notre sein à nos yeux ! Quels rêves on fait en le voyant suspendu par les lèvres à son trésor ? […] être nourrice, ma Louise, c'est un bonheur de tous les moments. On voit ce que devient le lait, il se fait chair.
(…) Pendant que Naïs essaie d'arriver à moi en opérant le passage de son berceau mon lit en se traînant sur ses mains et faisant des pas mal assurés, Armand grimpe avec l'adresse d'un singe et m'embrasse. Ces deux petits font alors de mon lit le théâtre de leurs jeux, où la mère est à leur discrétion. La petite me tire les cheveux, veut toujours téter, et Armand défend ma poitrine comme si c'était son bien.
(…) Je ne suis toujours pas habillée à deux heures. Aussi ne crois-je pas aux mères qui ont des appartements rangés, et des cols, des robes, des affaires en ordre. »

Balzac
Mémoires de deux jeunes mariées
1841




« Ainsi à une époque difficile, dont Pierre devait garder toujours le souvenir, après la naissance d'un premier enfant chétif, Natacha fut obligée de changer trois fois de nourrice et devint malade de désespoir. Pierre, alors, lui expliqua les théories de Rousseau, qu'il partageait entièrement, sur l'emploi contre nature des nourrices et leur danger. Avec l'enfant suivant, malgré l'opposition de sa mère, des médecins, de son mari lui-même, qui s'élevaient contre sa volonté de le nourrir, considérée alors comme une chose inouïe et même funeste, Natacha tint bon, et depuis lors elle nourrit elle-même tous ses enfants. »

Léon Tolstoi
Guerre et paix
1869




« Elle fut jalouse de la nourrice, et quand le petit assoiffé tendait les bras vers le gros sein aux veines bleuâtres, et prenait entre ses lèvres goulues le bouton de chair brune et plissée, elle regardait, pâlie, tremblante, la forte et calme paysanne, avec un désir de lui arracher son fils, et de frapper, de déchirer de l'ongle cette poitrine qu'il buvait avidement.
(…) Elle se fâcha, pleura, implora; mais on resta sourd à ses prières. Il fut placé chaque soir auprès de sa nourrice; et chaque nuit la mère se levait, nu-pieds, et allait coller son oreille au trou de la serrure pour écouter s'il dormait paisiblement, s'il ne se réveillait pas, s'il n'avait besoin de rien. »

Guy de Maupassant
Une vie
1883




« Elle était mariée; elle avait déjà trois enfants laissés en garde à sa soeur car elle avait trouvé une place de nourrice, une bonne place chez une dame française à Marseille. Lui, il cherchait du travail. On lui avait dit qu'il en trouverait aussi par là, car on bâtissait beaucoup (...)
La nourrice haletait, le corsage ouvert, les joues molles, les yeux ternes; et elle dit, d'une voix accablée: «je n'ai pas donné le sein depuis hier; me voilà étourdie comme si j'allais m'évanouir».
Il ne répondit pas, ne sachant que dire. Elle reprit: «Quand on a du lait comme moi, il faut donner le sein trois fois par jour; sans ça on se trouve gênée. C'est comme un poids que j'aurais sur le cœur; un poids qui m'empêche de respirer et qui me casse les membres. C'est malheureux d'avoir du lait tant que ça.»
Il prononça: «Oui. C'est bien malheureux. Ça doit vous tracasser.»
Elle semblait bien malade en effet, accablée et défaillante. Elle murmura: «Il suffit de presser dessus pour que le lait sorte comme une fontaine. C'est vraiment curieux à voir. On ne le croirait pas. A Casale, tous les voisins venaient me regarder.»
Il dit: «Ah! Vraiment.
- Oui, vraiment. je vous le montrerais bien, mais cela ne servirait à rien. On n'en fait pas sortir assez de cette façon.»
(...) Le convoi s'arrêtait à une halte. Debout, près d'une barrière, une femme tenait en ses bras un jeune enfant qui pleurait. Elle était maigre et déguenillée. La nourrice la regardait. Elle dit d'un ton compatissant : « En voilà une encore que je pourrais soulager. Et le petit aussi pourrait me soulager. Tenez je ne suis pas riche, puisque je quitte ma maison, et mes gens et mon chéri dernier pour me mettre en place; mais je donnerais encore bien cinq francs pour avoir cet enfant-là dix minutes et lui donner le sein. Ça le calmerait et moi donc. Il me semble que je renaîtrais». »

Guy de Maupassant
Idylle
1884

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